Les potentiels tardifs

L’enregistrement des potentiels tardif est réalisé d’après l’électrocardiogramme dont le signal sera amplifié.

Le but de cet examen est d’évaluer le risque de trouble du rythme cardiaque (survenue de tachycardie très grave).

- La réalisation pratique de cet examen est strictement la même que celle d’un électrocardiogramme.

- Le résultat montre un signal électrique amplifié.

Les cardiologues mesurent l’amplitude et la durée du signal enregistré. En fonction de ces chiffres, les résultats sont interprétés comme positifs ou négatifs.

L’existence de potentiels tardifs témoigne d’une probabilité d’apparition de tachycardie, alors que des potentiels tardifs négatifs ne permettent pas au cardiologue d’avoir un élément d’orientation.

Les indications de cet examen sont représentées par l’évaluation des complications rythmiques potentielles après un infarctus du myocarde ou par la recherche de complications rythmiques en règle générale.

En pratique, la recherche des potentiels tardifs se fait de la même façon que l’on enregistre un ECG : c’est le traitement de l’information qui est différente. On l’appelle aussi ECG à haute amplification : il permet de dépister les patients ayant un risque de faire des troubles du rythme graves, en particulier chez ceux ayant présenté un infarctus du myocarde. Cependant la découverte de potentiels tardifs ne signifie pas que les patients seront à coup sûr victimes de troubles du rythme graves, leur valeur pronostique étant faible. Le véritable intérêt réside en fait dans leur absence, car on sait alors que le risque est extrêmement faible.